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Docteur Joël MIRBEY

Tél : 03.80.30.26.03


Docteur Frédéric GIVRY

Tél : 03.80.30.99.15

La hanche

Examen clinique de la coxarthrose

L'interrogatoire permettra de retrouver le cas échéant l'un des facteurs étiologiques ou favorisants énoncé dans le chapitre précédent avec les symptômes cliniques qui le caractérise.

 

Lorsque la coxarthrose est constituée, le diagnostic clinique devient facile.

 

- La douleur constitue le symptôme initial. Elle répond typiquement à un rythme dit mécanique. Assez importante lors du lever, elle a tendance à s'atténuer après mise en activités de l'articulation pour reprendre de l'intensité à la fatigue. Typiquement localisée à la face antérieure de l'articulation, au niveau du pli de l'aine la douleur peut initialement faire évoquer une pathologie de la paroi abdominale ( hernie inguinale ou crurale). Cette douleur irradie de façon caractéristique sur la face antérieure de la cuisse pouvant atteindre le genou. Parfois même, la douleur parait provenir d'une pathologique du genou amenant à faire pratiquer des examens radiologiques de cette articulation alors que l'origine en ait l'atteinte dégénérative de la hanche.

 

Un troisième site douloureux caractéristique se situe en regard de la face postérieure de la hanche, au niveau de la fesse. La douleur évolue sous la forme d'une gêne douloureuse imposant progressivement une limitation des capacités physiques avec réduction du périmètre de marche. Il convient de faire une appréciation précise de la douleur en définissant son intensité, la fréquence des crises et leur durée, le caractère diurne exclusif ou permanent et alors le retentissement sur la qualité du sommeil.

 

- La raideur articulaire est la conséquence de l'altération des composants cartilagineux dont le rôle est d'assurer le glissement des pièces osseuses, les unes par rapport aux autres. Cette raideur peut intéresser l'ensemble des secteurs de mobilité. La flexion peut être préservée assez longtemps. En revanche, les mouvements de rotation et d'abduction-adduction sont rapidement limités et la recherche des mouvements extrêmes reproduit les douleurs caractéristiques décrites ci-dessus. Les gestes de la vie quotidienne sont plus difficiles ( toilette, habillement, entrée ou sortie d'un véhicule…). Dans les formes extrêmes la disparition quasi-totale des structures cartilagineuses aboutit à une ankylose articulaire, le membre inférieur étant positionné en légère flexion-abduction et rotation externe.

 

- raccourcissement du membre inférieur

La disparition du revêtement cartilagineux, les facteurs favorisants peuvent combiner leurs effets pour aboutir à un raccourcissement objectif de la longueur du membre inférieur pathologique par rapport au côté opposé. Ce raccourcissement peut atteindre plusieurs centimètres.

 

-fonte musculaire de la cuisse

Lorsque la maladie est unilatérale ou prédomine nettement sur un membre, il est constaté régulièrement à l'examen comparatif, une fonte de la masse musculaire de la cuisse. Cette dernière est la conséquence du défaut d'utilisation du membre lié à la douleur. L'amyotrophie est amplifiée par la sur-utilisation du membre controlatéral encore fonctionnel.

 

-modalités de marche et boiterie

Au début de l'affection, la boiterie n'apparaît que temporairement à la reprise de la marche, après une inactivité prolongée. Progressivement, la douleur et la raideur imposent une marche caractéristique avec boiterie. Dans les formes les plus évoluées et en particulier si l'atteinte est bilatérale ou associée à des lésions dégénératives du genou, la marche nécessitera des cannes anglaises ou un déambulateur.

 

- Perte d'autonomie

La combinaison de la douleur et de la raideur articulaire est à l'origine d'une diminution du potentiel physique du patient. Il est observé une réduction du périmètre de marche, une suppression progressive des activités quotidiennes habituelles. Dans les formes les plus sévères, le patient devra se faire aider dans les gestes de la vie quotidienne (toilette, habillage)