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Docteur Joël MIRBEY

Tél : 03.80.30.26.03


Docteur Frédéric GIVRY

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Le genou

Signes cliniques de la Gonarthrose

L'interrogatoire permettra de retrouver le cas échéant , l'un des facteurs étiologiques énoncés dans le chapitre précédent avec les symptômes cliniques qui le caractérisent. Lorsque la gonarthrose est constituée, le diagnostic clinique est aisé.

 

La douleur constitue le principal symptôme. Elle répond à un rythme dit " mécanique". Assez importante lors du lever, elle peut s'atténuer après mise en activité de l'articulation pour reprendre de l'intensité à la fatigue. Elle évolue alors sous la forme d'une gêne douloureuse imposant progressivement une limitation des capacités physique avec réduction du périmètre de marche.

La douleur constituant l'un des facteurs déterminants dans la prise en charge chirurgicale, il convient d'en faire une appréciation rigoureuse en définissant sa fréquence, son intensité, la durée des crises, le caractère diurne exclusif ou permanent, le retentissement sur la qualité du sommeil.

 

Les craquements sont constants dès lors que les lésions cartilagineuses sont profondes. Ils s'expliquent par la mise en contact directe des pièces osseuses.

 

L'épanchement articulaire (hydarthrose) est constamment retrouvé dans les lésions arthrosiques évoluées. Le volume et donc la gêne liée à l'épanchement évoluent au rythme des contraintes physiques imposées à l'articulation.

 

La raideur articulaire est la conséquence de l'épanchement, mais surtout de l'altération des composants cartilagineux dont le rôle est d'assurer le glissement des pièces osseuses les unes par rapport aux autres avec des forces de frottement minimales. Chronologiquement, la raideur atteint la flexion. La limitation de l'extension correspond à des atteintes plus importantes et plus anciennes. La gêne fonctionnelle devient alors permanente puisqu'en position verticale le genou ne peut plus être mis en position d'hyperflexion ( recurvatum). Cette position dite "de verrouillage" correspond à la mise au repos de l'appareil musculaire de la cuisse. La raideur articulaire sera aggravée dans les cas de corps étrangers intra-articulaires associés.

 

L'instabilité articulaire est fréquemment constatée en cas de gonarthrose évoluée. Elle est souvent la conséquence de corps étrangers libres mobiles qui s'interposent en appui entre les extrémités osseuses. Cette instabilité est aussi la conséquence des distensions ligamentaires à l'origine de la gonarthrose. Les épisodes d'instabilité peuvent être majeurs s'accompagnant de chutes itératives facteur de lésions traumatiques à distance de la gonarthrose (col du fémur, cheville, épaule, poignet,…).

 

Dans les gonarthroses sévères le genou apparaît constamment déformé à l'examen locale, en raison de la raideur articulaire et de la prolifération sur les zones d'atteinte cartilagineuse, d'ostéophytes ("bec de perroquet"). Ces reliefs osseux sont facilement palpables notamment sur la face interne du genou.