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Docteur Joël MIRBEY

Tél : 03.80.30.26.03


Docteur Frédéric GIVRY

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Le genou

Étiologie de la Gonarthrose

Les causes de l'apparition de lésions arthrosiques du genou sont multiples. Elles sont parfois associées expliquant la survenue de lésions dégénératives très invalidantes chez des patients encore jeunes et actifs.

 

- Lésions arthrosiques post-traumatiques :

Une fracture articulaire déplacée impliquera l'atteinte du cartilage en regard. Ce bouleversement chondral sera d'autant plus important que la lésion fracturaire est constituée de fragments multiples et de petite taille. Si une intervention chirurgicale a été mise en œuvre pour repositionner de façon parfaite les fragments lors du traumatisme initial, les capacités médiocres de cicatrisation du cartilage aboutiront à un tissu cartilagineux irrégulier au relief abrasif, propre à blesser le cartilage sain lui faisant face.

 

- Le morphotype en genu varum ou genu valgum : (Cf lésions ligamentaires du genou)

Un patient porteur d'un morphotype constitutionnel en genu varum sera exposé à une atteinte cartilagineuse du compartiment interne. .Ainsi, en position verticale et unipodale les contraintes mécaniques liées au poids du corps et à l'énergie cinétique seront plus importantes dans l'espace fémoro-tibial interne (médiale) que dans l'espace fémoro-tibial externe (latérale). A l'opposé, le patient porteur d'un genu valgum ( axe de la jambe orienté vers l'extérieur) et pour les mêmes raisons sollicitera davantage le compartiment latéral.

Dans les deux cas, la surcharge pondérale majore le potentiel arthrosique.

 

- Le syndrome de malposition ou de dysplasie fémoro-patellaire.

Le décalage externe de la rotule par rapport à la gorge trochléenne dans laquelle celle-ci se déplace crée des contraintes excessives sur la partie externe pouvant générer des lésions arthrosiques.

 

- Laxité ligamentaire chronique ( Cf chapitre des lésions ligamentairesdu genou).

Il a été expliqué les relations directes qui existent entre l'instabilité ligamentaire du genou, notamment par rupture du ligament croisé antérieur et la fréquence des lésions arthrosiques.

 

- Ostéonécrose et ostéochondrite du genou.

Ces pathologies, souvent d'origine vasculaire, localisées à un seul compartiment, peuvent être à l'origine de lésions arthrosiques, d'autant plus difficiles à traiter qu'elles surviennent volontiers chez des patients jeunes et sportifs.

 

- Chondromatose synoviale et autre pathologie dégénérative de la synoviale.

Ces maladies primitives de la synoviale, fort heureusement rares, en perturbant le métabolisme articulaire et chondral peuvent induire des gonarthroses précoces.

 

- La gonarthrose primitive.

Nous palerons de gonarthrose primitive lorsqu'aucune étiologie spécifique ne permet d'expliquer la survenue de lésion chondrale d'évolution parfois rapide chez un patient possédant un genou antérieurement sain. La notion d'une prédisposition familiale est parfois retrouvée. La gonarthrose primitive représente un pourcentage très important des lésions dégénératives aboutissant à un traitement chirurgical.