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Docteur Joël MIRBEY

Tél : 03.80.30.26.03


Docteur Frédéric GIVRY

Tél : 03.80.30.99.15

Le genou

Complications

Nous mentionnerons par ordre de gravité croissante les signes cliniques post-opératoires transitoires et banaux avant d'aborder les complications de la chirurgie prothétique du genou.

 

- Epanchement articulaire :

Constant pendant les premières semaines, il disparaît le plus souvent au 30e jour. Abondant, il peut retarder la récupération de la flexion. Il nécessitera parfois une ponction.

 

– Inflammation péri-articulaire :

L'inflammation avec élévation de la température cutanée du genou est habituelle, témoignant du processus de cicatrisation. Elle n'est pas synonyme d'infection, surtout si ce symptôme est isolé.

 

- Sensation "d'ankylose" du genou :

Il est habituel dans les premières semaines qui suivent l'intervention prothétique qu'après un arrêt prolongé, la reprise de la marche s'accompagne d'une sensation d'ankylose ou de perte de mobilité. Cette impression, lorsqu'elle est constatée, disparaît le plus souvent au 3e ou 4e mois post-opératoire.

 

- Raideur articulaire post-opératoire :

Les conditions techniques en ont réduit de façon importante la fréquence. L'appréciation objective de la raideur est toujours difficile. Elle dépend de l'état pré-opératoire du genou. Elle devient inquiétante lorsqu'après une phase de récupération normale des amplitudes il est constaté une régression du gain en extension ou en flexion.

Dans de rares cas, une mobilisation sous analgésie de l'articulation pourra être proposée afin d'éviter la constitution de processus adhérenciel intra-articulaire définitif.

 

- Le syndrome algo-neuro-dystrophique :

Il apparaît parfois de façon précoce, caractérisé par un genou chaud, hyperalgique. Il peut entraver de façon importante les conditions de rééducation, aboutissant à une raideur articulaire. Confirmée par des examens radiographiques et scintigraphiques, le syndrome algodystrophique nécessitera une prise en charge spécifique comportant une rééducation adaptée et éventuellement une hormono-thérapie en vue de rétablir le métabolisme de régulation de l'incorporation du calcium sur le tissu osseux.

 

- Les complications thrombo-emboliques :

Elles peuvent être observées dans toute chirurgie du membre inférieur. Elles seront dépistées et prévenues par la réalisation des examens dopplerographiques en post-opératoire. Le plus souvent, bénignes, elles peuvent altérer le résultat définitif en ralentissant la rééducation.

 

- Les complications infectieuses :

Deux tableaux cliniques peuvent être observées :

 

  • L'arthrite septique post-opératoire précoce est heureusement exceptionnelle. La fiabilité des procédés de stérilisation, l'utilisation des dispositifs à usage unique, la pratique de voies d'abord courtes et l'abondance des rinçages per-opératoires ainsi que la meilleure préparation des patients sont autant de facteurs qui concourent à limiter les risques infectieux. La survenue d'une telle complication nécessite une identification du germe responsable, la mise en place d'un traitement antibiothérapique adapté au germe , et parfois une réintervention chirurgicale précoce.
  • Les infections latentes : une prothèse implantée dans des conditions d'asepsie parfaite peut être le siège d'une contamination secondaire à partir d'un foyer situé à distance (angine, phlegmon, panari, infection dentaire,…).Qu'il s'agisse d'une greffe septique sur une prothèse initialement propre ou d'une infection latente initiale, la réintervention n'est pas obligatoire. L'antibiothérapie adaptée après identification du germe responsable peut aboutir à la guérison du patient. Une surveillance prolongée médicale et biologique sera indispensable.

 

- Le descellement prothétique.

Une surveillance radiologique systématique ou des douleurs chroniques peuvent révéler un descellement des implants vis-à-vis des structures osseuses. Un" liseré" de descellement peut apparaître radiologiquement. Le descellement peut intervenir en dehors d'une complication infectieuse ou être la conséquence d'une infection du site prothétique. Une réintervention chirurgicale sera le plus souvent nécessaire pour aboutir à la guérison.

 

- L'instabilité articulaire à la marche.

Dans les cas de grave destruction ligamentaire le genou peut s'avérer instable à la marche. Des modèles spécifiques de prothèses sont actuellement disponibles pour compenser l'insuffisance ligamentaire et améliorer le confort du patient ( prothèse à charnière, prothèse de reconstitution).

 

- Genou douloureux chronique :

Le patient a bénéficié d'une amélioration certaine suite à son intervention mais le genou demeure douloureux de façon chronique. Le bilan clinique et radiologique de surveillance n'est pas évocateur. Il convient de rechercher dans ces cas, soit un syndrome algodystrophique, soit une infection à bas bruit. Un faible pourcentage de genoux demeure douloureux sans raison apparente.

 

- Les intolérances aux matériaux implantés (nickel) : sont beaucoup plus exceptionnelles. Douleur, gonflement articulaire, aspect pseudo-inflammatoire peuvent constituer les symptômes d'appel de ce type d'intolérance aux matériaux implantés.