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Docteur Joël MIRBEY

Tél : 03.80.30.26.03


Docteur Frédéric GIVRY

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Arthrose de l'épaule

Définition

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L'arthrose de l'épaule est moins fréquente que l'arthrose de hanche, mais surtout très mal connue. Il s'agit d'une disparition du cartilage entraînant donc des douleurs et une raideur de l'épaule parfois très invalidantes.

 

La seule alternative est la mise en place d'une prothèse d'épaule qui est très bien connue des chirurgiens de l'épaule, très bien adaptée, et qui permet la plupart du temps la disparition des douleurs et une mobilité satisfaisante pour effectuer les gestes de la vie quotidienne.

 

L'indication la plus courante est bien sûr l'arthrose, mais également une fracture très compliquée ne pouvant pas être réparées par du matériel, ou bien encore une rupture totale des tendons non-réparable pouvant entraîner une impotence fonctionnelle totale chez le patient.

 

Une prothèse de l'épaule a une durée de vie supérieure à celle de la hanche , généralement au moins 20 ans.

Anatomie

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L'articulation de l'épaule ou articulation gléno-humérale est une articulation synoviale entre la tête humérale et la glène, renforcée par l'anneau fibro-cartilagineux, le bourrelet glénoïdien. La capsule articulaire est renforcée par deux ou trois ligaments. Elle est large et lâche à la partie inférieure.

 

L'essentiel de la stabilité de l'articulation est assuré par les muscles de la coiffe :

  • le muscle sous-scapulaire en amont
  • le muscle sus-épineux en haut
  • le muscle sous-épineux et petit rond en arrière

 

 

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Ils s'insèrent à la partie proximale de l'humérus par l'intermédiaire de leurs tendons, en formant une lame fibreuse, difficilement séparable de la capsule articulaire sous-jacente : la coiffe des rotateurs.

 

Au-dessus de la coiffe, mais séparé d'elle par la bourse sous-acromiale, se situe l'arche constitué par l'acromion et le ligament coraco-acromial.

 

Signes clinique de l'arthrose de l'épaule

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Les signes cliniques sont marqués essentiellement par des douleurs, parfois aigues au moindre mouvement, une raideur qui évolue au fil des mois avec parfois une ankylose entraînant une impotence totale de l'épaule.

 

Cette pathologie peut rentrer également dans le cadre d'une maladie rhumatismale (polyarthrite rhumatoïde) qui peut détruire complètement l'articulation de l'épaule.

 

Les examens radiologiques à réaliser sont essentiellement la radiographie simple sur laquelle on retrouve l'absence de cartilage et la destruction progressive de l'articulation.

 

Dans certains cas, il sera également nécessaire de réaliser un arthroscanner ou une IRM pour évaluer l'état des tendons et choisir le type de prothèse.

Évolution sans traitement

Les douleurs et la raideur vont s'accentuer au fil des mois, avec une inefficacité du traitement médical.

Traitement chirurgical de l'arthrose de l'épaule

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La mise en place d'une prothèse nécessite une incision cutanée de 5 à 10 cm, soit à la face antérieure de l'épaule, soit à la face externe, selon le type de prothèse utilisée.

 

L'intervention dure en moyenne une heure à une heure et demi. La plupart du temps, la prothèse est impactée dans l'os et recolonisée en quelques mois par les cellules osseuses du patient.

 

Parfois, il est nécessaire de réaliser un cimentage de cette prothèse.

 

 

Il existe deux parties à la prothèse :

- une partie fixée sur l'omoplate qui s'appelle la partie glénoïdienne.

- une partie fixée dans le fut de l'humérus appelé partie diaphysaire et métaphysaire.

 

Cette prothèse est en alliage ( chrome et cobalt ), et la partie articulaire est en polyéthylène.

Une immobilisation de l'épaule sera mise en place pour une durée d' 1 semaine et la rééducation sera commencée dés le 2° jour.

Complications

Complications anesthésiques :

 

Elles ne revêtent aucun aspect spécifique à la chirurgie de l'épaule. Le médecin anesthésiste vous les exposera lors de la consultation pré-opératoire.

 

Complications locales :

 

Complications vasculaires :

Les gros vaisseaux (artères, veines) peuvent être exceptionnellement blessés, pouvant avoir des conséquences graves ; avec des conséquences moins graves, d'autres petites veines peuvent être blessées entraînant un hématome articulaire de l'épaule appelé : hémarthrose.

 

Complications nerveuses :

 

Une zone d'anesthésie cutanée au niveau de la cicatrice voir des fourmillements localisés sont possibles par atteinte de petits rameaux nerveux situés sous la peau. En général, ces sensations désagréables s'atténuent avec le temps.

 

L'arthrite :

C'est une infection de l'épaule qui nécessite un traitement antibiotique et souvent réintervention pour nettoyage de l'articulation, voir l'ablation de la prothèse dans les cas les plus graves.

 

Un descellement de la prothèse par dégradation de la fixation de celle-ci à l'os pouvant donner des douleurs; obligeant à changer la prothèse dans un délai de quelques mois à plusieurs années.

 

L'algodystrophie :

Cette complication de la chirurgie peut également apparaître en dehors de tout acte opératoire. Elle semble toucher plus fréquemment les femmes de plus de 40 ans. Elle se manifeste par une décalcification de l'articulation de l'épaule s'accompagnant de douleurs invalidantes. On constate souvent une rougeur de la peau, une augmentation de la transpiration, une chaleur, un enraidissement de l'articulation. Elle nécessite un traitement médical et fonctionnel par une rééducation douce. Elle peut d'ailleurs être déclenchée par des gestes de kinésithérapie inadaptée. Elle guérit habituellement spontanément. La guérison est obtenue sur une période de quelques semaines, mais pouvant aller jusqu'à deux ans.

Hébergement

Le patient restera hospitalisé 4 jours à la clinique et gagnera dans les suites son domicile avec des seances de rééducation.

 

L'épaule sera immobilisée les premiers jours. Une immobilisation passive sera entreprise dès le 2ème jour, dès l'ablation des drains. Une radiographie de contrôle sera effectuée en sortie de bloc.

 

La prise en charge des douleurs se fait entre les médecins – anesthésistes, votre chirurgien, les infirmières du service.

 

Lors de votre sortie de la clinique, votre chirurgien vous remettra les prescriptions d'antalgiques, de pansements, de rééducation, d'arrêt de travail si nécessaire, et votre prochain rendez-vous.

 

Bien entendu, votre médecin traitant aura un double du compte-rendu opératoire et un courrier lui expliquant l'acte thérapeutique réalisé et les suites opératoires à prévoir.

Indisponibilité

Les gestes simples de la vie quotidienne pourront être débutés au bout du 1er mois, et progressivement améliorés.

 

Ce n'est qu'entre le 3ème et le 6ème mois, que tous les gestes pourront être effectués sans retenue.

Résultats

La douleur va diminuer fortement, voir disparaître complètement dès la deuxième semaine.

 

En ce qui concerne la mobilité, il s'agit d'une rééducation longue, et le résultat définitif sur la mobilité ne sera guère obtenu avant le 6ème mois.