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Docteur Joël MIRBEY

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Docteur Frédéric GIVRY

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TRAITEMENT

2- Les lésions arthrosiques de la cheville

 

Dès lors que la tolérance pour le patient porteur de la destruction cartilagineuse tibio-talienne devient mauvaise, un traitement chirurgical est à envisager si les traitements conservateurs médicaux conventionnels n’ont pas apporté le soulagement espéré. C’est au chirurgien d’apprécier, après l’examen clinique et l’analyse du bilan complémentaire, l’opportunité d’une prise en charge chirurgicale.

Deux alternatives sont aujourd’hui envisageables : L’arthrodèse ou fusion tibio-talienne (technique utilisée depuis toujours) et la reconstitution prothétique de l’articulation de la cheville (technique utilisée couramment depuis une vingtaine d’années) :

a) La fusion ou arthrodèse de l’articulation de la cheville 

Le chirurgien assurera un contact osseux et direct entre l’extrémité inférieure du tibia et le talus après avoir retiré les résidus cartilagineux. Une fixation par du matériel métallique (le plus souvent vis avec effet de compression) permettra d’assurer le contact serré sans mobilité résiduelle entre les deux extrémités osseuses afin d’aboutir à une cicatrisation dans des conditions voisines de celles que l’on souhaite obtenir pour une fracture.

Cette intervention est suivie de façon impérative d’une suppression totale de l’appui pour un minimum de 2 mois, durée nécessaire à l’obtention d’une solidité et d’une intégration des deux pièces osseuses en contact.

L’avantage de l’arthrodèse est l’obtention d’une cheville non douloureuse en conservant des capacités fonctionnelles appréciables lors de la marche et des mouvements de la vie quotidienne.

L’inconvénient est la réduction du potentiel fonctionnel du fait précisément de la disparition de la mobilité et surtout, à moyen et à long terme, l’apparition de lésions dégénératives sur les articulations voisines. Ces décompensations arthrosiques s’expliquent par le fait que le blocage de la cheville implique une sur-utilisation et une participation plus active des articulations de voisinage lors de la sollicitation mécanique de la cheville.

b) L’arthroplastie ou prothèse totale de cheville

Il s’agit de l’alternative récente à l’arthrodèse. Cette opération, qui a bénéficié des avancées technologiques des prothèses totales des autres grosses articulations des membres inférieurs (hanches, genoux), devient de plus en plus courante du fait de sa fiabilité, des suites opératoires généralement plus simples que l’arthrodèse, de la protection qu’elle assure à long terme sur les articulations voisines. De plus, elle n’exclut pas la possibilité, le cas échéant, de recourir à l’arthrodèse qui, quant à elle, constitue un geste définitif et irréversible.