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Docteur Joël MIRBEY

Tél : 03.80.30.26.03


Docteur Frédéric GIVRY

Tél : 03.80.30.99.15

Le genou

Traitement chirurgical des lésions ligamentaires du genou

L'évolution de la connaissance de la cinématique du genou explique historiquement la multiplicité et la diversité des techniques chirurgicales proposées depuis près de 50 ans pour pallier aux ruptures du ligament croisé antérieur. Les techniques chirurgicales modernes sont de plus en plus univoques dans leurs principes. Le nombre d'interventions proposées s'explique par le choix de la greffe utilisée pour suppléer au ligament disparu. Nous rapporterons ici dans un souci didactique quelques points consensuels en matière de réparation du ligament croisé antérieur du genou.

 

En préambule, insistons sur l'information objective que le patient doit recevoir avant de subir une réparation ligamentaire (ligamentoplastie). Cette information devra englober un véritable " état des lieux " du genou blessé, tenant compte notamment du morphotype, du caractère isolé ou complexe de la rupture, des lésions méniscales ou cartilagineuses éventuellement associées, des contraintes mécaniques (surcharge pondérale ) ou sportives auxquelles l'articulation sera soumise. Le patient se verra expliquer la technique retenue par son chirurgien, les contraintes post-opératoires concernant l'incapacité professionnelle et sportive, la planification de la réhabilitation ( rééducation).

 

Informé par l'équipe soignante, le patient pourra ainsi prendre en toute connaissance sa décision.

 

Sans trop de risque, nous pouvons admettre qu'il existe une forme de consensus sur les points suivants en terme de chirurgie ligamentaire moderne du genou :

 

- Les sutures ou réinsertion des lésions ligamentaires fraîches du LCA ne donnent jamais de résultat satisfaisant en raison de la dévascularisation contemporaine du traumatisme initial lié aux conditions anatomiques du ligament croisé antérieur. Ces techniques pratiquées régulièrement il y a une vingtaine d'années sont quasi abandonnées.

 

- Les espoirs fondés sur les "ligaments artificiels " sont décevants. Ces implants ne s'approchent pas suffisamment de la texture et de la configuration du ligament naturel. Les ligaments artificiels sont exposés à des ruptures précoces en raison de leur rigidité. Il sont parfois à l'origine de réactions inflammatoires chroniques de la synoviale pouvant nécessiter une réintervention en vue de procéder à leur ablation.

 

- Le geste stabilisateur s'effectuera à distance du traumatisme initial dès lors que l'articulation aura trouvé toutes ses amplitudes, son environnement musculaire optimal et que les réactions inflammatoires liées au traumatisme initial se seront résorbées.

 

- Les greffes autologues ( tendon rotulien, DIDT) sont préférées aux ligaments artificiels en raison de l'absence de phénomènes de rejet et de leur bonne tolérance.

 

- L'arthroscopie semble le moyen le plus approprié dans la perspective de positionner de façon optimale la greffe dans l'articulation. Ce positionnement dit "isométrique" a pour but d'éviter une sollicitation anormale de la ligamentoplastie garant de la longévité de cette dernière. L'isométrie facilite la récupération des amplitudes grâce à une tension constante et non excessive de la greffe, de l'extension jusqu'à la flexion complète du genou. L'arthroscopie offre également l'avantage de soumettre l'articulation du genou à un bilan précis ( traitement de lésion méniscale ou cartilagineuse associée). L'endoscopie articulaire autorise la réalisation de ligamentoplastie par une chirurgie dite "mini-invasive" rendant les conditions plus favorables pour une récupération fonctionnelle rapide.

 

- Les dispositifs d'ancrage fémoral et tibial du néoligament sont le plus souvent résorbables évitant de ce fait la contrainte d'une éventuelle réintervention pour ablation du matériel de fixation.

 

- Dans certains cas de distension capsulaire et ligamentaire périphérique importante (laxité chronique ancienne) une plastie dite "extra-articulaire" sera associée à la réparation du ligament croisé antérieur dans l'articulation. Cette technique a pour but de limiter la mobilité anormale dans le compartiment externe et d'améliorer de façon significative le confort grâce à un gain de stabilité articulaire.

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Vue endoscopique : Lésions du ligament croisé antérieur

 

 

 

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Vue endoscopique : Ligamentoplastie de type Kenneth Jones

 

 

 

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