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Docteur Joël MIRBEY

Tél : 03.80.30.26.03


Docteur Frédéric GIVRY

Tél : 03.80.30.99.15

Le genou

Évolution spontanée des lésions ligamentaire du genou

Il a été expliqué au chapitre anatomique les raisons pour lesquelles une rupture du ligament croisé antérieur expose le genou à une évolution néfaste par modification définitive et irréversible de la cinématique de l'articulation.

 

La vitesse de constitution des atteintes dégénératives en l'absence de traitement dépend des principaux facteurs étiologiques que nous avons mentionnés et surtout à la fréquence et à l'intensité des épisodes d'instabilité liées en particulier à la poursuite d'activité sportive inadaptée. Ces épisodes vont aboutir à une véritable "dislocation articulaire" sur le plan ligamentaire, rendant alors le traitement chirurgical qui aurait pu être envisagé au départ, inefficient ou même dangereux ( potentialise le risque arthrosique).

 

C'est dire qu'il est important de donner au patient une information claire et objective, tant sur le diagnostic que sur le pronostic de cette affection. Possédant cette information, le blessé fera son choix thérapeutique (traitement médical ou traitement chirurgical) en sachant que les chances de succès du traitement chirurgical s'amenuisent avec l'ancienneté de la maladie et l'apparition de lésions ligamentaires à distance.

 

Si une option chirurgicale est prise, dans l'attente de la réalisation du geste chirurgical, le patient devra éviter de soumettre son genou à d'autres épisodes d'instabilité en orientant notamment ses activités sportives. Ces dernières demeurent recommandées, particulièrement si elles ont pour but de retrouver la force musculaire du membre inférieur blessé.

 

Le traitement médical ne permet jamais de retrouver un genou stable au sens anatomique du terme. Cela ne signifie pas pour autant qu'il faille intervenir sur l'ensemble des patients présentant une rupture d'un ligament croisé.

 

L'option chirurgicale sera fonction de la volonté du patient à reprendre son activité sportive favorite, du niveau de gêne fonctionnelle ressenti et, du potentiel d'évolution dégénérative à long terme.