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Docteur Joël MIRBEY

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Docteur Frédéric GIVRY

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Le genou

Anatomie des lésions ligamentaires du genou

Constitués de fibres élastiques très résistantes, les ligaments croisés ont un rôle de stabilisation de l'articulation du genou notamment dans le plan sagittal (antéro-postérieur) et , selon l'axe de rotation de la jambe vis-à-vis du fémur.

 

La vascularisation du ligament croisé antérieur est précaire. La situation dans l'articulation explique qu'en cas de sollicitation mécanique c'est souvent la loi du "tout ou rien". Le ligament se rompt totalement, les ruptures partielles étant malheureusement exceptionnelles.

 

La rupture du ligament croisé antérieur va occasionner un excès de mobilité antérieure du tibia par rapport au fémur associé à une amplification de la rotation du genou selon l'axe de la jambe (hypermobilité du compartiment externe).

 

Il est aisé d'imaginer que cette situation va induire une répartition nouvelle des contraintes mécaniques sur des zones pour lesquelles le genou n'est pas préparé. Aux contraintes mécaniques en rapport avec le poids du corps s'ajoutent celles induites par l'énergie cinétique du mouvement et plus encore dans la pratique sportive.

 

Un autre facteur mécanique statique devra être pris en considération. Il s'agit de l'axe global du membre inférieur. Ainsi, en cas de morphotype en genu varum (genoux écartés lorsque les chevilles sont en contact) les pressions exercées sur la moitié interne du genou, naturellement plus importantes seront amplifiées par la rupture du ligament croisé antérieur. Dans ce cas, et même en l'absence d'activités sportives intenses, les sollicitations de la vie quotidienne telles que la marche et la station verticale prolongée exposeront le genou à une atteinte cartilagineuse interne.

 

Une atteinte ligamentaire isolée initialement se compliquera de lésions méniscales puis cartilagineuses. La poursuite de certaines activités sportives exposera à des récidives d'entorses propres à accélérer les atteintes anatomiques sus-citées et donc le processus arthrosique.

 

La rupture du ligament croisé postérieur ( LCP) aboutit au recul de l'extrémité supérieure du tibia vis-à-vis du fémur ainsi qu'à une déstabilisation axiale mais dans une moindre mesure qu'en cas de rupture du LCA.

 

Les caractéristiques anatomiques du LCP expliquent que les ruptures de ce ligament (beaucoup plus rares que celles du LCA) justifient rarement d'avoir recours à une solution chirurgicale.

 

Le caractère quasi constant des ruptures complètes explique que, dès lors qu'une lésion est présente, l'articulation sera le siège d'une modification définitive dans la répartition des contraintes mécaniques à absorber.

 

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Vue endoscopique : ligament croisé antérieur sain