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Docteur Joël MIRBEY

Tél : 03.80.30.26.03


Docteur Frédéric GIVRY

Tél : 03.80.30.99.15

Les contre-indications à l’arthroplastie de la cheville :

Il est impératif que le chirurgien sache expliquer à un patient qui est demandeur d’une prothèse totale de cheville plutôt que d’une arthrodèse les raisons pour lesquelles une prothèse pourrait constituer stratégiquement un mauvais choix. Ainsi, dans les cas suivants, il serait préférable de privilégier l’arthrodèse à la prothèse totale :

  • Antécédents d’infection de la cheville ou des structures articulaires osseuses de proximité ;
  • Nécessité, après la pose de la prothèse, de pouvoir retrouver un positionnement de la zone d’appui plantaire parfaitement orthogonal à l’axe du tibia ;
  • Déformation raisonnable dans le plan frontal de l’articulation de la cheville. Dans ce cas, la prothèse restituera le plan anatomique de fonctionnement de l’articulation. Dans les trop grandes déformations, pour des raisons techniques (déséquilibres ligamentaires, nécroses osseuses) la prothèse est contre-indiquée ;
  • Nécessité d’avoir un réseau artériel et veineux de bonne qualité afin d’aboutir à une cicatrisation optimale, notamment du tissu cutané ;
  • Ne pas être porteur d’atteinte neurologique des membres inférieurs avec retentissement sur la fonction de mobilité de la cheville ;
  • Disposer d’une qualité et d’une densité suffisante du tissu osseux, en particulier si le patient est en surcharge pondérale (surpoids) ;
  • Disposer d’un environnement capsulaire et ligamentaire de la tibio-talienne compatible avec la stabilité spontanée des implants après la pose ;
  • Etre porteur d’une peau et de tissus sous-cutanés de qualité. Stases veineuses (œdème) ou lésions pré-ulcéreuses sont des contre-indications ;
  • Ne pas être porteur d’antécédents médicaux ayant abouti à une perte de la fonction musculaire de la cheville. Ces antécédents pourraient aboutir à des contraintes mécaniques excessives sur les implants et donc à des descellements ;
  • Disposer d’une articulation du genou fonctionnelle sans blocages articulaires importants et notamment une limitation de l’extension ;
  • Ne pas être dans une situation psychique et émotionnelle qui compromettrait la nécessaire collaboration pré et post-chirurgicale du patient avec l’équipe qui le prendra en charge ;
  • Ne pas avoir d’allergie à des métaux ;
  • Ne pas être porteur d’un diabète évolutif mal contrôlé avec retentissement vasculaire distal ;
  • Ne pas être en surcharge pondérale excessive.